Greffe de poumon
Transplantation d'organes
Le réseau Voumed propose Greffe de poumon dans 6 hôpitaux répartis dans 5 villes.
6 hôpitaux proposent ce traitement dans 2 pays via le réseau Voumed ; 3 d'entre eux détiennent l'accréditation JCI.
Une greffe de poumon remplace un ou deux poumons malades par un greffon sain provenant d'un donneur, et constitue le traitement de référence des maladies respiratoires au stade terminal lorsque les médicaments, l'oxygène ou d'autres thérapeutiques ne suffisent plus. Selon la pathologie, un seul poumon ou les deux sont remplacés, ce qui permet de rétablir la capacité respiratoire et, avec le temps, de retrouver une vie active sans oxygénothérapie continue. Il s'agit d'une intervention majeure qui exige une évaluation approfondie, une période d'attente pour obtenir un greffon compatible, ainsi qu'une longue convalescence étroitement encadrée avec un traitement pris à vie. Les patients se déplacent pour une greffe de poumon vers des centres spécialisés à fort volume disposant d'équipes expérimentées en chirurgie thoracique et en soins intensifs, d'un bilan coordonné et du suivi rigoureux qu'impose une telle prise en charge. Pour les patients éligibles, elle offre la perspective durable d'une vie plus autonome et plus active.
À retenir
- Une greffe de poumon remplace un ou deux poumons défaillants par un greffon pulmonaire, apparié selon le groupe sanguin et la taille, afin de rétablir les échanges d'oxygène et de pouvoir se passer d'une oxygénothérapie continue.
- Elle est envisagée pour les affections au stade terminal qui continuent de s'aggraver malgré un traitement optimal, notamment la BPCO et l'emphysème, la fibrose pulmonaire idiopathique, la mucoviscidose, les bronchectasies associées à des infections répétées, l'hypertension pulmonaire et le déficit en alpha-1-antitrypsine.
- Le chirurgien retire le poumon malade et suture le greffon sur les voies aériennes principales et les vaisseaux sanguins, parfois avec l'assistance d'une circulation extracorporelle, au cours d'une opération durant environ 4 à 12 heures selon qu'un seul ou les deux poumons sont remplacés.
- Les premiers jours se déroulent en soins intensifs sous assistance respiratoire, la sortie de l'hôpital intervient généralement au bout de 3 à 4 semaines, et les patients séjournent habituellement quelques mois dans la ville de traitement pour surveiller leur fonction respiratoire et ajuster leur traitement avant un long vol.
- La réhabilitation respiratoire constitue le moteur de la récupération, les immunosuppresseurs à vie augmentent le risque infectieux ce qui impose d'éviter les foules au début, et des tests respiratoires réguliers surveillent l'absence de rejet ou de rétrécissement progressif des voies aériennes.
Sur cette page
En un coup d'œil
- Anesthésie
- anesthésie générale
- Intervention
- greffe de poumon monopulmonaire ou bipulmonaire, selon la pathologie
- Séjour hospitalier
- généralement environ 3 à 4 semaines, soins intensifs inclus
- Durée de l'intervention
- environ 4 à 12 heures, selon qu'un seul ou les deux poumons sont remplacés
- Convalescence
- progressive sur plusieurs mois, avec une place centrale accordée à la réhabilitation respiratoire
- Délai avant le vol retour
- généralement quelques mois de séjour sur place après l'intervention, une fois le greffon stabilisé
- Traitement médical
- médicaments immunosuppresseurs à vie pour prévenir le rejet
De quoi s'agit-il
Une greffe de poumon est une intervention chirurgicale consistant à retirer un poumon défaillant pour le remplacer par un greffon pulmonaire sain issu d'un donneur. Les poumons apportent l'oxygène au sang et éliminent le dioxyde de carbone ; lorsqu'une maladie entraîne des lésions cicatricielles, rétrécit ou détruit le tissu pulmonaire, ces échanges gazeux s'altèrent, provoquant un essoufflement croissant et une dépendance à l'oxygène. Quand aucun traitement ne permet de restaurer une fonction respiratoire suffisante, le remplacement du poumon devient la seule solution pérenne. La greffe peut concerner un seul poumon ou les deux : une greffe monopulmonaire peut suffire pour certaines pathologies fibrosantes, tandis qu'une greffe bipulmonaire est privilégiée pour des maladies comme la mucoviscidose ou lorsque des infections touchent l'ensemble des poumons. Le greffon provient presque toujours d'un donneur décédé dont les proches ont consenti au don d'organes, et il fait l'objet d'un appariement minutieux avec le receveur sur le groupe sanguin et la taille afin de s'adapter parfaitement et d'être toléré au mieux.
Dans quels cas l'intervention est-elle recommandée
Une greffe de poumon est envisagée face à une maladie pulmonaire avancée, au stade terminal, qui continue d'empirer malgré un traitement médical optimal, lorsque l'espérance et la qualité de vie sont lourdement compromises et que les autres options sont épuisées. Les pathologies conduisant le plus souvent à la greffe comprennent la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et l'emphysème, les maladies fibrosantes du poumon comme la fibrose pulmonaire idiopathique, la mucoviscidose et les bronchectasies accompagnées d'infections à répétition, l'hypertension pulmonaire qui retentit sur le coeur, ainsi que des affections génétiques telles que le déficit en alpha-1-antitrypsine. L'indication est généralement discutée lorsqu'une personne reste très essoufflée ou dépendante de l'oxygène malgré une prise en charge complète. La décision est prise par une équipe de transplantation d'organes après un bilan approfondi confirmant que les poumons ne peuvent plus récupérer, que l'état général permet de supporter une chirurgie majeure et un traitement à vie, et que la greffe apporte un bénéfice réel. Le calendrier est crucial : être orienté vers un centre alors que l'état de santé permet encore de surmonter l'intervention offre les meilleures chances de réussite.
Déroulement de l'intervention
Une greffe de poumon est réalisée sous anesthésie générale, de sorte que le patient est totalement endormi et ne ressent aucune douleur. Le chirurgien procède à l'ablation du poumon malade puis met en place le greffon, en reconnectant avec des sutures minutieuses et précises la voie aérienne principale ainsi que les vaisseaux sanguins qui assurent la circulation vers et depuis le poumon. Lors d'une greffe monopulmonaire, un seul côté est opéré ; lors d'une greffe bipulmonaire, les deux poumons sont remplacés, le plus souvent l'un après l'autre. Pour certaines interventions, en particulier lors d'une greffe des deux poumons ou lorsque le coeur est fragilisé, une circulation extracorporelle ou un système d'assistance similaire prend temporairement le relais du coeur et des poumons pendant la chirurgie afin de maintenir l'oxygénation du sang pendant le raccordement du greffon. L'opération dure en général entre 4 et 12 heures, selon le nombre de poumons greffés et la complexité de la situation. Le receveur est ensuite transféré en réanimation, souvent sous assistance respiratoire pendant une courte période, le temps que le nouveau poumon prenne le relais sous la surveillance étroite de l'équipe médicale durant cette phase initiale critique.
Critères d'éligibilité et préparation
Tout candidat à une greffe de poumon fait l'objet d'une évaluation complète destinée à confirmer la défaillance pulmonaire, à s'assurer que la greffe est l'option adaptée et à vérifier que l'organisme est en mesure de supporter l'opération et le traitement à vie. Ce bilan comprend des épreuves fonctionnelles respiratoires détaillées, des tests d'effort, des examens d'imagerie thoracique, des analyses de sang, un typage tissulaire ainsi que des explorations du coeur, des reins et des autres organes, complétés par des consultations nutritionnelles, psychologiques et dentaires auprès d'un coordinateur de transplantation. Avoir un poids équilibré, arrêter totalement le tabac bien en amont et suivre un programme de réhabilitation respiratoire pour renforcer ses capacités physiques constituent des étapes préparatoires essentielles. La greffe est généralement contre-indiquée en présence d'un cancer évolutif, d'une infection sévère non contrôlée, d'une atteinte avancée d'un autre organe vital, d'un tabagisme actif ou d'une dépendance, ou encore si le patient n'est pas en mesure de suivre scrupuleusement les prescriptions et le suivi postopératoire rigoureux. Une fois le dossier validé, le patient est inscrit sur liste d'attente et apparié à un greffon compatible selon son groupe sanguin et sa morphologie. Pour les patients internationaux, une grande partie du bilan initial peut débuter à distance par l'examen du dossier médical, des scanners et des bilans respiratoires avant le départ.
Convalescence et séjour médical à l'étranger
La convalescence après une greffe de poumon est progressive, structurée et étroitement encadrée. Le patient passe ses premiers jours en soins intensifs, souvent sous assistance respiratoire au tout début, avant de rejoindre un service d'hospitalisation conventionnelle spécialisé, la sortie de l'hôpital intervenant pour la plupart des personnes au bout de 3 à 4 semaines environ. Les médicaments immunosuppresseurs, destinés à empêcher l'organisme de rejeter le greffon, sont débutés sans délai et doivent être pris tout au long de la vie, avec des ajustements de doses guidés par des prises de sang fréquentes durant les premières semaines. La réhabilitation respiratoire, associant exercices encadrés et kinésithérapie, constitue une composante essentielle de la récupération pour permettre au greffon d'atteindre son plein potentiel fonctionnel. Dans la mesure où les premières semaines requièrent une surveillance rapprochée, il est habituellement recommandé de séjourner quelques mois dans la ville de traitement après l'intervention afin que l'équipe puisse contrôler la fonction respiratoire, adapter les traitements, détecter précocement tout signe de rejet ou d'infection et s'assurer de la bonne stabilité du greffon avant un vol long-courrier. Il est conseillé d'éviter les lieux très fréquentés durant les premiers mois en raison de l'immunosuppression. Une fois de retour à domicile, le suivi se poursuit auprès d'un médecin local en lien avec l'équipe de transplantation à distance, et les services d'accueil pour patients internationaux mettent généralement à disposition des interprètes et des coordinateurs pour lever toute barrière linguistique. La plupart des personnes greffées retrouvent une vie nettement plus active au cours des mois qui suivent.
Risques, sécurité et résultats
Une greffe de poumon est une opération lourde ; bien que les programmes modernes obtiennent de très bons résultats qui transforment la respiration et le quotidien, elle comporte des risques réels que l'équipe s'attache rigoureusement à prévenir et à maîtriser. Les complications précoces incluent les saignements, les infections ainsi que des difficultés d'adaptation et de fonctionnement initial du greffon, ce qui justifie une surveillance constante en réanimation. Un rejet du nouveau poumon peut survenir, à court comme à plus long terme, raison pour laquelle le traitement immunosuppresseur est indispensable et doit être poursuivi à vie ; ces médicaments diminuant les défenses immunitaires, ils augmentent le risque infectieux, ce qui impose un équilibre minutieux des posologies et le respect de mesures préventives. À plus long terme, l'équipe surveille l'apparition éventuelle d'un rétrécissement progressif des petites voies aériennes pouvant affecter le greffon, dépisté précocement par des contrôles réguliers du souffle. Les poumons étant directement en contact avec l'air extérieur, les précautions contre les infections respiratoires demeurent essentielles. Grâce à l'expertise de l'équipe, à une prise rigoureuse des médicaments et à un suivi médical régulier, la greffe de poumon offre à la majorité des patients une amélioration durable et souvent spectaculaire de leur confort respiratoire et de leur autonomie.
Questions fréquentes
Ces réponses sont des repères généraux et peuvent varier selon l'établissement. Confirmez les détails avec l'hôpital que vous choisissez.
Combien de temps devrai-je rester à l'étranger pour une greffe de poumon ?
Une greffe de poumon nécessite un séjour prolongé. La plupart des patients restent hospitalisés environ 3 à 4 semaines, réanimation comprise, puis il leur est conseillé de demeurer dans la ville de prise en charge pendant quelques mois après la chirurgie pour permettre à l'équipe d'ajuster le traitement antirejet, d'accompagner la réhabilitation respiratoire et de vérifier la stabilité du greffon avant un long vol. L'intervention dépendant également de la disponibilité d'un greffon compatible, il convient d'anticiper un calendrier souple et un séjour étendu.
Vais-je recevoir un seul poumon ou les deux ?
Le choix dépend de votre maladie. Une greffe monopulmonaire peut être suffisante pour certaines pathologies fibrosantes, tandis qu'une greffe bipulmonaire est privilégiée pour des maladies comme la mucoviscidose ou lorsque des infections touchent l'ensemble des poumons, et parfois en cas d'hypertension pulmonaire. L'équipe médicale détermine l'approche la plus adaptée à votre cas après un bilan exhaustif et vous en explique précisément les raisons.
D'où provient le greffon pulmonaire ?
Dans la quasi-totalité des cas, l'organe provient d'une personne décédée dont les proches ont accepté le don d'organes. Le greffon est ensuite apparié selon deux critères principaux, le groupe sanguin et les dimensions thoraciques, afin de s'intégrer correctement dans votre cage thoracique et d'être toléré au mieux par votre organisme. Cette attribution dépendant de la disponibilité d'un greffon compatible, la date précise de l'intervention ne peut être fixée longtemps à l'avance.
Devrai-je prendre des médicaments pour le reste de ma vie ?
Oui. Les médicaments immunosuppresseurs qui empêchent votre système immunitaire de rejeter le nouveau poumon doivent être pris quotidiennement tout au long de votre vie. Les doses sont plus élevées et surveillées de très près au cours des premières semaines, avant de se stabiliser. Votre équipe de suivi vous détaille le schéma thérapeutique et, ces traitements diminuant vos défenses immunitaires, vous conseille sur les mesures simples à adopter pour réduire le risque d'infection.
Quand pourrai-je prendre l'avion pour rentrer chez moi après l'intervention ?
Il est généralement conseillé à la majorité des patients d'attendre quelques mois après l'intervention avant d'effectuer un vol long-courrier, le temps que le greffon soit stable, que les doses médicamenteuses soient équilibrées et que la réhabilitation respiratoire soit bien engagée. L'équipe médicale donne son accord pour le voyage en se basant sur votre fonction respiratoire et votre état général, et jamais sur un délai calendaire arbitraire.
Comment s'organise le suivi médical une fois de retour chez moi ?
Le suivi associe des contrôles réguliers de la fonction respiratoire et des bilans sanguins réalisés auprès d'un praticien proche de chez vous, complétés par l'analyse à distance de ces résultats par l'équipe de transplantation par messagerie sécurisée ou téléconsultation. Une surveillance fréquente du souffle est essentielle après une greffe de poumon pour détecter sans délai tout signe de rejet ou d'infection, et l'équipe reste en relation avec votre médecin traitant afin d'ajuster vos traitements. Des services d'interprétariat sont disponibles tout au long de la prise en charge.
Est-il sûr de voyager pour une greffe si je suis déjà très essoufflé ?
Le déplacement n'est programmé que lorsque l'équipe médicale a la certitude que votre état est suffisamment stable pour effectuer le voyage et supporter l'intervention. Le bilan pré-greffe, qui peut débuter à distance par l'étude de votre dossier, de vos scanners et de vos bilans respiratoires, sert précisément à le vérifier. Une greffe de poumon étant conditionnée par l'attribution d'un greffon compatible, l'équipe organise avec vous le calendrier et la gestion sécurisée de votre respiration durant cette période d'attente.
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